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Le Moulin d'Echoiseau - Le Gué du Loir - 41100 MAZANGE (Loir & Cher) - moulin-echoiseau@wanadoo.fr Telephone : 02.54.72.19.34 International: 00. 33.2.54.72.19.34
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Tourisme en Vendômois
Le Moulin d’Echoiseau, est situé au lieu dit Echoiseau, marqué par une chute d’eau probablement très antérieure à la canalisation d’un bief pour la construction d’un moulin, attestée depuis 1186. Il est bordé par la petite rivière de Mazangé, qui se jette dans le Boulon trois cents mètres en aval, lequel rencontre le Loir au Gué du Loir, sur la même commune de MAZANGE, la maison de l’ange. Le Val de Loir est la plus belle campagne du centre de la France. Les 312 Km de son cours relient Chartres à Angers, en passant par Vendôme, et sa vallée étroite est historiquement une frontière au sud des terres de la Couronne, avec les pays de Loire, Touraine et Maine. L’histoire retient la guerre de cent ans, le bon roi Charles VII auquel il ne restait qu’Orléans, Beaugency, Notre Dame de Cléry, Vendôme, Vendôme…. et Henri IV, fils du duc de Vendôme, Antoine de Bourbon, qui résida avec son épouse, Jeanne d’Albret, reine de Navarre, au Château de Mézière. A l’image de son prince, le Vendômois fut divisé entre catholiques et protestants, et leurs affrontements ont détruit les quelques forteresses que la guerre de cent ans avait épargnées. Le superbe Donjon en ruine de Lavardin en est un exemple. Et l’histoire à voulu que la ville voisine de Montoire, soit elle aussi le symbole de la division de la France et des français. La gare qui fut le théâtre de la rencontre historique du 22 et 24 octobre 1940, que nous voudrions tous oublier, impose aux habitants de cette région, la charge de rappeler que cette date marque aussi le début de la résistance. Et aujourd’hui Montoire offre aux visiteurs l’aspect apaisé de son marché de campagne, le samedi matin, Le musée unique au monde d’Instruments de Musique de tous les pays, et un festival annuel de danses et musiques folklorique au mois d’aout. C’est dans les environs qu’est né et a vécu de 1524 à 1585, à la Possonnière, sur la commune de Couture, Ronsard, le poète français qui incarne la renaissance de l’esprit français. Il est considéré comme le « poète du commencement », suivant le mot de Balzac. La Chapelle Saint-Gilles, à Montoire, dont Ronsard fut le prieur, construite au XIème siècle, sur un plan en forme de trèfle à quatre feuilles, entièrement voutée, possède un décor peint au XIIème, auquel elle doit sa célébrité. Le christ de l’Apocalypse, tenant le livre des sept sceaux, et trônant dans une double gloire, que soutiennent les anges, les ailes déployées et les bras tendus, les draperies au vent, et les animaux, avec leur cou tordu et leurs formes stylisées proches des rupestres, ont une intensité de mouvement, une fougue et aussi une légèreté incomparables. Ces fresques malheureusement en partie détruites, furent redécouvertes sous d’autres peintures postérieures en 1934. Elles sont le drapeau de l’art pictural religieux, qui marque le début de la peinture en France, au 12ème siècle, antérieur au « trecento » (14ème siècle) de nos voisins transalpins qui viendront prendre leur revanche au 16ème sur les bords de la Loire ! Les églises du Vendômois, à l’origine polychromes, sont nombreuses à avoir conservé ce type de décor, et à pouvoir en présenter une collection unique au monde.(Voir la page « Week-ends à thème », Découverte des Fresques en Vendômois.) L’église St Jacques, à Saint-Jacques des Guérets, 12ème, comme la plupart des églises à fresques, possède peut être l’ensemble le plus complet de la vallée, avec une représentation stylisée du monde en trois registres superposés, le Ciel et ses saints en haut, les limbes où Adam et Eve sont délivrés par un Christ rédempteur, et les damnés dans le feu de l’enfer, en bas. L’Eglise Saint-Genest de Lavardin, est sans doute la plus ancienne de la région, mais sa construction actuelle est du 12ème, ornementée à une époque ultérieure, par des motifs décoratifs sculptés et des fresques. C’est un ancien prieuré augustinien, remarquable dans une région dominée par les abbayes bénédictines. L’architecture romane archaïque s’adapte d’une façon singulière à l’esprit de dénuement de Saint –Augustin, et le décor à fresques, nettement plus tardif, XIIème, XIVème, peut surprendre. Mais l’ensemble, en cours de restauration, respire le sacré. L’église Saint-Hilaire de Villiers sur Loir, est un monument de la renaissance, (16ème), sans doute reconstruit sur des vestiges romans plus anciens. La nef en bois sculptée qui recouvre le transept est datée 1540.Une grande partie du mur de gauche, coté nord, portait une fresque de 10 mètres consacré au « Dict des trois morts et des trois vifs ». Cette peinture contemporaine de la construction est le seul décor « laïc » dans cette région de peintures exclusivement religieuses. Même si le sujet rappelle à l’égalité de tous vis-à-vis de la mort, et de dieu, la représentation donne, encore aujourd’hui, un sentiment d’affrontement entre riches et pauvres, nobles et gueux, révélateur sur la société et l’esprit de fronde des campagnes à cette époque. L’église Saint-Lubin de Mazangé n’a pas de fresques, mais est remarquable, au même titre que l’abbaye qui fut à l’origine de sa reconstruction sur des fondations pré-romanes, encore identifiables. Lorsque L’abbaye de la Trinité, fondée à Vendôme en 1032, consacrée en 1040, fut directement rattachée au pape, le chapitre de Chartres conserva l’église de Mazangé, et c’est un point commun avec le Moulin, lui aussi propriété à cette époque des chanoines de Chartres, avant de leur être racheté par Charles de Musset, ancêtre du poète et seigneur de la Bonaventure. Mais c’est évidemment l’Abbaye de la Trinité, qui constitue la grande merveille du Vendômois. Construite de par la volonté de Geoffroi Martel, descendant du fameux Charles Martel, le roi carolingien vainqueur de Poitiers en 732, contre les armées du royaume arabe d’Espagne, lui même duc de Vendôme. Cette Abbaye menée avec une intransigeance voisine de la folie par son abbé Geoffroi de Vendôme (1094-1129) reconstitue dans ses pierres l’histoire de l’architecture religieuse. Construite dans le pur style roman ; il ne reste de ce premier monument que le clocher, qui est considéré comme l’un des plus beaux «campaniles » de l’Europe romane. Elle devait être entièrement reconstruite dans le style gothique au 14ème siècle, mais alors que le chœur fut terminé, les travaux durent s’arrêter en raison de l’invasion anglaise et la guerre de cent ans. Le transept fut seulement surélevé, et le carré central repris en voute avec clé. La réfection repris en 1487 et la nouvelle nef centrale terminée en 1492. Cette nef, de la façade jusqu’au transept témoigne du gothique le plus achevé, fermiers piliers en entrant, jusqu’au gothique de transition des premiers piliers qui jouxtent le transept. Enfin, la façade du XVIème et sa décoration de flammes de pierre a donné son nom au gothique flamboyant. L’église primitive romane comportait à l’entrée un narthex, réservé suivant l’usage aux non- baptisés. Le décor de « Flammes » en pierres, les flammes de l’enfer, rappelle, lors de la suppression du narthex, la présence à cette entrée de ceux voués à l’enfer, dépourvus de la protection du baptême. Et le développement inattendu de cette ornementation dans l’Europe du XVIème siècle à doit être rapproché de son origine, pour comprendre qu’il était avant tout l’arme brandie par l’église contre ces fidèles un peu trop tentés par l’art païen de la renaissance antique. (Voir la page Week-ends à thème, « Roman et Gothique en Vendômois ».) Entre Vendôme et Poncé, le Loir est bordé de vignobles dont la qualité est reconnue par une des dernières AOC, « Coteau du Vendômois ». C’est à un curieux cépage que les vins de ce pays doivent leur consécration, le pineau d’Aunis. A découvrir surtout dans le « Gris », un blanc aux couleurs de rosé, un goût de silex tout a fait original, une bonne tenue, peut être un arôme insuffisant pour être parmi les très grands, les rois, peut-être un vin trop canaille pour être admis à la table de nos princes, mais un vin qui peut dire avec fierté « Je suis vendômois », et c’est une chose rare à l’époque ou le négoce fabrique des crus de cépage , ou le Cabernet peut venir du Languedoc, et le Sauvignon de partout. La pierre des côteaux du Vendômois, le Tuffeau, calcaire friable, mais résistant, et les falaises qui bordent le Loir ses rives au nord et au sud, ont servi de carrières, mais aussi ont permis de creuser des habitations et des simples caves, les Caforts , depuis l’antiquité. Ces abris jouent un rôle majeur dans la légende du pays, comme le trou du serpent sur le Coteau St André à Mazangé, dans le folklore, et même encore dans la vie festive. Le village de Trôo, comme son nom l’indique, est une agglomération troglodytique des plus curieuses (voir la page Week-ends à thème, « Troglodytes, vignes et caves en Vendômois »). Henri IV, bien que duc de Vendôme, n’a pas pardonné la profanation des tombeaux de ses parents, lors de l’affrontement des guerres de religion, contemporaines de son accession au trône. Il ne fut pas un bon roi pour le Vendômois. En cela d’ailleurs il a suivi ces prédécesseurs qui ont toujours préféré se tourner vers la Loire à partir du Château de Charles VII à Amboise , Chambord de François Ier, et Chenonceau, acheté et agrandi par Henri II pour sa favorite Diane de Poitiers, que surveillait depuis Blois, son épouse Catherine de Médicis, en attendant sa revanche de régente et l’exil de sa rivale a Chaumont. Mais c’est le château de Blois qui permet de faire cette transition entre le 13ème et 14ème siècle qui firent la grandeur du Vendômois, et la première renaissance , avec l’arrivée des artistes Italiens sur les bords de la Loire, comme un tribut payé au vainqueur de Marignan.
Toutes les photos sont la propriété exclusive du Moulin d'Echoiseau. La décoration des chambres ainsi que la floraison du jardin varient au rythme des saisons. |